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Comment le projet d'estimation du volume des colis Dragonfly améliore l'efficacité des livraisons
L’équipe technologie d’Intelcom cherche toujours des moyens d’innover et d’évoluer, et un projet d’optimisation qui est en cours ne fait pas exception à la règle.
Constatant qu’il y avait des lacunes dans les données disponibles concernant la taille de certains colis transportés, les développeurs d’Intelcom ont entrepris de combler ces manques pour faire en sorte que les livreurs transportent le bon nombre de colis, de dimensions appropriées, et pour améliorer ainsi le bon fonctionnement des opérations au quotidien.
Le but de ce projet, appelé MS Package Estimation Project (projet de microservice d’estimation des colis), est qu’aucun colis ne soit abandonné faute de place dans les camions.
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Résumé
L’enjeu : Le manque de données précises sur le volume des colis faisait que les véhicules de livraison étaient soit surchargés, soit sous-utilisés.
La stratégie : Combler les lacunes dans les données en utilisant d’autres sources de données pour mieux estimer les dimensions des colis.
Le résultat : Une meilleure optimisation de notre algorithme de navigation (VRS), permettant d’optimiser le chargement des véhicules et ainsi, de faire gagner du temps et d’économiser de l’argent aux entrepreneurs indépendants de livraison et aux clients.
L’enjeu
Il arrive que le volume des colis (exprimé en pouces ou centimètres cubes) dépasse la capacité des véhicules que les entrepreneurs indépendants de livraison utilisent pour effectuer les livraisons. Ce problème de calcul a une incidence sur l’optimisation des itinéraires et, par conséquent, sur la vitesse de livraison. La raison pour laquelle les colis dépassent la capacité des véhicules? Le manque de données sur le volume des colis, donc leurs dimensions. Jusqu’ici, lorsqu’il n’y avait pas de données sur les dimensions d’un colis surdimensionné, l’équipe des opérations ne pouvait pas en tenir compte et réassigner le ou les colis concernés à d’autres véhicules.
Les chauffeurs devaient donc laisser ces colis à la station et procéder à leurs livraisons. Si les colis n’étaient pas réassignés immédiatement à un autre chauffeur, la livraison était reportée à la fin de la journée ou même au lendemain.
Emmanuel Motte, un informaticien affecté au projet, explique : « Dans la plupart des cas, 80 % je dirais, nous connaissons le volume [des colis]. Dans environ 20 % des cas, nous ne le connaissons pas, et c’est là qu’il est utile d’avoir des estimations. »
« Nous savons qu’il y a des sources d’irritation pour les livreurs à la station concernant l’optimisation, reconnaît Michael Vu, gestionnaire de produit senior. En ce moment, nous utilisons une méthode simplifiée. Nous pouvons optimiser le nombre de colis, mais il nous manque des données pour parvenir à une optimisation plus poussée, une de ces données étant le volume des colis à bord du camion… Nous pouvons présumer que pour un itinéraire, un chauffeur peut livrer un certain nombre de colis, mais nous ne savons pas si ça correspond au volume de son camion. Il peut arriver que le volume de ces colis dépasse considérablement les dimensions du camion. »
Une autre variable qui doit entrer en ligne de compte, c’est que les chauffeurs ne conduisent pas tous des véhicules de mêmes dimensions : certains ont des camionnettes plus petites (120 pieds cubes) tandis que d’autres en ont de plus spacieuses. Il s’agit donc de continuer à améliorer l’algorithme pour permettre aux équipes d’optimisation et de planification de tenir compte, dans leurs calculs, de la capacité des véhicules.
« Si les entrepreneurs achètent et conduisent ces plus grosses camionnettes et que nous ne les remplissons qu’à moitié, ils ne récupèrent pas leurs coûts, n’est-ce pas? Nous voulons aussi pouvoir tenir compte de cette situation. Les meilleurs itinéraires sont ceux où la densité est la plus élevée. Les chauffeurs réalisent un meilleur bénéfice lorsque leurs camions sont remplis. Nous voulons les aider à créer ces conditions pour eux, et ce projet nous aidera à résoudre ce problème », ajoute Michael.
La stratégie
La stratégie consistait à produire une estimation fiable du volume des colis, en utilisant plusieurs sources de données. Il s’agissait ensuite d’intégrer les estimations pour les 20 % de données manquantes à l’algorithme exclusif d’Intelcom et de s’en servir pour optimiser les itinéraires quotidiens.
Michael déclare : « Nous savions, d’après les commentaires que les opérations recevaient des livreurs, qu’il y avait des irritants, mais que nous pourrions tirer profit des résultats de ce projet de diverses façons.»
C’est un élément important qui sert à résoudre un problème actuel et qui nous aidera à continuer de faire évoluer les méthodes d’optimisation pour rendre nos opérations encore plus efficaces.
Michael Vu
Gestionnaire de produit senior
Michael Vu
Gestionnaire de produit senior
La première étape a été de simplifier la méthode : l’équipe technique a donc uniformisé l’unité de mesure utilisée pour tous les colis.
Pour la deuxième étape, il a fallu convertir les données fournies par les clients en cette unité de mesure : les pieds cubes. Souvent, lorsque le volume n’est pas indiqué, les dimensions sont fournies. L’équipe technologie a dû établir les formules pour calculer le volume à l’interne, à partir des dimensions fournies.
Pour l’étape suivante, l’équipe a eu recours au microservice. Jennie Jianying Liang, analyste en informatique de gestion qui travaille sur ce projet, précise : « Nous avons conçu le microservice pour qu’il puisse intégrer et exploiter les bonnes données. Voilà où nous en sommes [dans le projet]. Nous mettons actuellement le microservice à jour pour qu’il puisse récupérer les données dans le modèle d’Emmanuel. »
Une fois que les données sur le volume seront disponibles, nous pourrons l’intégrer avec nos systèmes d’exploitation pour optimiser les itinéraires en tenant compte du volume des colis.
Le résultat
Lorsque MS Volume sera intégré dans l’algorithme, il ajoutera une dimension au système de conception des itinéraires, réduira les possibilités d’erreurs (telles que les colis perdus ou les retards de livraison), rendra le chargement des camions plus efficace et améliorera globalement l’expérience des chauffeurs.
Michael résume les avantages du projet : « L’indicateur clé de performance est de réduire les frictions dans les situations où les chauffeurs se sont fait assigner des colis pour lesquels il n’y a pas de place dans leur camion. »
Jennie ajoute : « Les usagers, dont les livreurs, bien sûr, devraient constater une amélioration. En ce moment, ceux qui ont de petits camions ont parfois un problème de surcharge. À l’avenir, lorsque ce projet sera en mis service, il ne devrait plus y avoir de problème de surcharge des petits camions. Quant à ceux qui ont de plus gros camions, en ce moment il peut arriver que leur véhicule soit sous-utilisé. C’est un gaspillage si un gros camion part à peu près vide. »
En évaluant le volume des colis, nous pourrons réduire le nombre d’arrêts effectués et ainsi permettre à nos entrepreneurs indépendants de livraison de livrer plus de colis en moins de temps, ce qui va accroître leur efficacité.